Communiqué : Intervention télévisée de Nicolas Sarkozy du 29 janvier 2012 : réaction de la CGPME Le chef de l'Etat a mis l'accent sur la compétitivité des entreprises françaises en annonçant un basculement d'une partie du financement de la protection sociale sur une assiette plus large que celle des revenus du travail. Il s'agit là d'une réforme structurelle qui devrait se traduire, dans certains cas, par une baisse du coût du travail en France. Il est à souligner que la baisse de charges ciblée sur les salaires entre 1,6 et 2,1 SMIC (en sifflet jusqu'à 2,4 SMIC) aura également pour conséquence de sortir de l'effet « trappe à bas salaires » parfois reproché aux allégements Fillon s'appliquant sur les salaires jusqu'à 1,6 SMIC. De surcroît, cette mesure compensée par une augmentation de TVA frappant notamment les produits importés renforcera la compétitivité des entreprises françaises à l'export. C'est pourquoi la CGPME la juge positive pour la croissance et l'emploi. Par ailleurs, la Confédération se félicite de l'engagement, réaffirmé par tous, de mettre en place une banque de l'industrie. Enfin, la CGPME se tient prête à participer à la prochaine négociation interprofessionnelle sur la définition des accords cadres compétitivité-emploi. Elle fera valoir, à cette occasion, la nécessité de mettre en place les conditions de leur application pour qu'ils ne soient pas, dans la pratique, réservés aux seules grandes entreprises mais adaptés à la réalité des PME. Voir la suite Actualités : Allocution de Jean-François Roubaud pour les voeux de la CGPME (...) Je voudrais quant à moi revenir sur la réalité telle que nous la vivons. Les chefs d'entreprises sont-ils inquiets ? La réponse est oui. La crise de la dette, les atermoiements européens, les dégradations de la note de la France sans cesse ajournée -aujourd'hui confirmée-, les discours de campagne promettant du sang et des larmes, tout cela crée un climat collectivement anxiogène. Maintenant, chers amis, si je vous interroge, à titre individuel sur la situation de votre entreprise, je suis certain que la plupart d'entre vous me diront que, pour l'instant, leur carnet de commandes se maintient et que les perspectives d'activité ne sont pas si mauvaises. Beaucoup me diront aussi qu'ils s'interrogent sur l'opportunité d'investir ou d'embaucher dans les mois à venir. Et cela les chiffres nous le confirment : 51% des chefs d'entreprises interrogés dans le cadre du baromètre CGPME/ KPMG nous disent "que la conjoncture va impacter négativement leurs projets d'investissement pour les 6 prochains mois". Voir la suite Communiqué : Sommet social à l'Elysée : réaction de la CGPME A l'issue du Sommet social auquel participait Jean-François Roubaud, la CGPME salue la volonté affirmée du Président de la République de modifier l'assiette du financement de la protection sociale et ce afin de renforcer la compétitivité de l'économie française en allégeant les charges qui pèsent sur les entreprises tout en faisant contribuer les produits importés au financement de la protection sociale. Elle regrette néanmoins que ne soit pas, à ce stade, prévue d'augmentation de salaire net à travers une baisse des cotisations salariales. Autre mesure d'ordre structurelle annoncée, une énième "réforme radicale de la formation professionnelle" viendra prendre rang dans la cohorte des réformes dont la dernière n'est pas encore totalement rentrée en application. Au plan des mesures conjoncturelles, la Confédération se félicite de l'annonce visant à simplifier le chômage partiel. Elle rappelle qu'actuellement les entreprises de moins de 50 salariés, qui constituent pourtant plus de 95% des entreprises françaises, ne totalisent que 30% des heures d'activité partielle. Il est donc particulièrement utile d'adapter ce dispositif à la réalité des PME. L'organisation patronale représentative des TPE/PME se réjouit également d'avoir été entendue sur la réactivation de la mesure d'exonération de charges pour toute nouvelle embauche de jeunes de moins de 26 ans par une entreprise de moins de 11 salariés (TPE). Elle précise toutefois qu'une telle mesure ne donnera tout son sens que si elle s'applique durant l'année 2012, laquelle s'annonce délicate pour l'emploi. Enfin, la CGPME qui soutient la création d'une banque publique de l'industrie, a pu réaffirmer à cette occasion que la question des relations donneurs d'ordre/sous-traitants faisait partie intégrante des points à traiter pour réindustrialiser la France. Voir la suite |